Saltar para: Post [1], Pesquisa e Arquivos [2]

Pensées Nomades

ความคิดพเนจร - Кочевые Мысли - الأفكار البدوية - Nomadic Thoughts - 游牧理念 - Pensamentos Nómadas

Pensées Nomades

ความคิดพเนจร - Кочевые Мысли - الأفكار البدوية - Nomadic Thoughts - 游牧理念 - Pensamentos Nómadas

VENEZUELA: Les Occidentaux ont perdu la capacité de raisonner (partie 1), par Luís Garcia

cover fr1.jpg

 

Apparemment, la plupart des moutons occidentaux avalent toute la propagande impériale contre le Venezuela.

 

Et le reste, la minorité, semble avoir beaucoup de doutes sur ce qui se passe au Venezuela, comme s'ils vivaient à l'Âge de pierre sans accès immédiat à une quantité titanesque d'informations fournies par une immense variété de sources disponibles à travers un outil appelé... Internet.

 

Mais non, si la télé dit que Maduro est un dictateur, les moutons y croient. Si la télé dit que la société chinoise Huawei nous espionne, les moutons y croient aussi. Si la télé dit qu'Israël est l'entité la plus angélique de l'univers, les moutons l'achètent à coup sûr. Bêêêêê...

 

Démocratie

Quel genre de court-circuit neuronal a bien pu frapper la plupart des esprits occidentaux pour leur faire avaler des mensonges absurdes et insensés comme ceux que nous avons pu entendre dernièrement ? Il semble qu'il y ait des millions d'Européens qui vivent dans un monde où Bruxelles les force à choisir entre l'austérité douce et l'austérité brutale, et que (bon sang), ces Européens croient encore qu'ils vivent en "démocratie"!

 

Regardez par exemple le Portugal, le pays où je suis né. En violation totale et antidémocratique de la pauvre Constitution portugaise, une Constitution européenne (écrite par on ne sait qui) a été imposée au peuple portugais, et apparemment elle a le pouvoir magique de passer au-dessus de la Constitution portugaise, écrite et approuvée par le peuple portugais. Une Commission Européenne non élue (c'est-à-dire dictatoriale) et un président non élu (c'est-à-dire un dictateur) de la Commission Européenne prennent des décisions ignominieuses sur la façon de voler, d'abuser et d'asservir le peuple portugais sans même leur demander s'ils jugent juste ou pas de se prendre des fers chauds figuratifs dans leur figuratif derrière.

 

Et si, par hasard, les Portugais osent se plaindre de leurs figuratifs sphincters calcinés, les "démocrates" non élus de Bruxelles ordonneront immédiatement à leurs marionnettes à Lisbonne de les faire taire, en leur assurant que tout est décidé "démocratiquement", selon la Constitution européenne illégale et non votée qui, inconstitutionnellement, a le "droit" de passer outre la Constitution portugaise souillée.

*

Ensuite, imaginez-vous: des Portugais éclairés par de nombreuses occidentales ondes électromagnétiques télévisées qui, combinées, brûlent à la fois leurs yeux et leur cerveau, leur faisant croire que le Venezuela est une "dictature" et que Maduro est un "dictateur".

 

Eh bien, tout d'abord, il semble que les moutons portugais (et autres occidentaux) ont perdu la capacité de lire, parce qu'il n'y a pas de pénurie de dictionnaires gratuits et de qualité en langue portugaise. Dans une dictature, il doit y avoir quelqu'un qui dicte sans poser de questions et sans avoir été élu.

 

Mais Maduro a été élu!

 

Et, depuis de nombreuses années, les élections vénézuéliennes ont été celles qui ont accueilli le plus grand nombre d'observateurs internationaux accrédités (y compris d'impérialistes Européens et d'impérialistes Yankees). Et aucun d'entre eux n'a jamais trouvé d’irrégularité ou de problème sérieux lors d'une élection vénézuélienne. Les faits sont des faits et peuvent facilement être vérifiés en ligne.

 

Les dernières élections présidentielles se sont déroulées il y a plus de six mois et, jusqu'en janvier 2019, les moutons occidentaux n'avaient rien redire à ce sujet, car ils n'ont jamais eu la moindre p***n d’idée de ce qui se passe au Venezuela. Il ne «savent» que ce que les médias-mensongers occidentaux (pour reprendre la très adéquate expression du journaliste Michel Collon) leur disent de croire, et ils ne «s’inquiètent» que de ce que les mêmes médias désignent comme leurs préoccupations.

 

Ils ne savent pas et n'ont jamais voulu savoir que la coalition de l'opposition (clairement financée par l'UE et les États-Unis, dans un exemple évident et criminel d'ingérence du même genre que celle dont l'Occident accuse pathétiquement et faussement la Russie de mener aux États-Unis et en Europe), pariait, en 2017, que Maduro ne laisserait pas les élections présidentielles se dérouler en 2018.

 

Ils ne savent pas que cette même coalition a voulu anticiper les élections, estimant qu'elle pourrait facilement les gagner.

 

Ils ne savent pas que la coalition d'opposition a perdu la face quand, avec une majorité au Parlement (soit dit en passant, depuis quand, dans une dictature, le Parlement peut être contrôlé par l'opposition?), ils ont adopté une loi d'amnistie dans laquelle nous pouvons trouver un aveu officiel de leurs crimes passés. Comme Kevin Zeese et Margaret Flowers l'ont souligné à juste titre:

 

En 2016, la crise économique a conduit l'opposition à gagner une majorité à l'Assemblée nationale. Un de leurs premiers actes fut de faire passer une loi d'amnistie. La loi décrit 17 années de crimes, y compris des crimes violents et des actes de terrorisme commis par l'opposition. C'était un aveu de crimes remontant au coup d'état de 2002 et allant jusqu'en 2016. Cette loi s’est révélé être une trahison violente contre le Venezuela. Un mois plus tard, la Cour suprême du Venezuela a déclaré la loi d'amnistie inconstitutionnelle. Les médias américains, les partisans du changement de régime et les groupes de défense des droits de l'homme anti-Vénézuéliens ont attaqué la décision de la Cour suprême, montrant leur alliance avec les criminels avérés.
Des années de protestations violentes et de tentatives de changement de régime, puis l'admission de leurs crimes dans un projet de loi d'amnistie, ont fait perdre le pouvoir à ceux qui s'opposaient à la Révolution bolivarienne et sont devenus impopulaires. Lors de trois élections récentes, le parti de Maduro a remporté les élections régionales, les élections locales et celles de l'Assemblée constituante
. "

 

Ils ne savent pas que, après avoir lamentablement échoué dans leurs tentatives antidémocratiques de saboter la révision constitutionnelle de 2017 convoquée par Maduro, la coalition d'opposition s'est complètement effondrée. Certains des partis membres de la coalition ont décidé de ne pas nuire davantage à leur image publique, sachant que le sabotage d'une élection et d'un référendum sont précisément le genre d'actions qu'il faut éviter dans ce cas.

 

Ils ne savent pas qu'après l'échec de la coalition d'opposition, tous ces partis d'opposition étaient sûrs qu'ils n'auraient pas la moindre chance de remporter des élections présidentielles en se présentant séparément et, par conséquent, la plupart d'entre eux ont décidé de ne pas y participer. Mais les élections ont bien eu lieu en 2018, comme prévu, prouvant encore que le Venezuela est une démocratie.

 

Ils ne savent pas que la plupart des partis d'opposition ont volontairement boycotté les élections et ne peuvent donc pas déplorer les résultats.

 

Ils ne savent pas que Maduro a remporté les élections avec 67,8% des voix, contre Henri Falcón (20,9%) et Javier Bertucci (10,8%).

 

Ils ne savent pas que l'opposition vénézuélienne ne proteste même pas contre la procédure électorale. L'opposition ne s'est pas plainte ni aujourd'hui ni à l'époque (mai 2018). Ce que nous entendons, c'est Guaido et son gang parrainé par les États-Unis "arguant" que les élections étaient "illégitimes" parce qu'elles ont été convoquées par une Assemblée constituante (convoquée par Maduro) et non par l'Assemblée nationale (quelle absurdité), et se plaignant piteusement que certains criminels condamnés (comme Leopoldo López ou Henrique Capriles) aient été empêchés de participer à ces élections, (absurdité toute aussi grande).

*

Il suffit de lire la Constitution vénézuélienne (approuvée démocratiquement par le peuple Vénézuélien) et de confirmer par vous-même qu’il n’y a rien à reprocher aux élections présidentielles.

 

Au contraire, tout d'abord, Maduro a rempli son devoir en organisant de nouvelles élections présidentielles. Étrange "dictature" dans laquelle le "dictateur" appelle à des élections présidentielles, n'est-ce pas, chers occidentaux?

 

Deuxièmement, comme le prévoit la Constitution du pays, logiquement, lorsqu'une Assemblée constituante est formée (pour réviser la Constitution actuelle), le Parlement est temporairement fermé, car il ne peut pas légiférer en utilisant une loi fondamentale en cours de révision.

 

Troisièmement, quand il appelle à de nouvelles élections, Maduro prouve qu'il respecte la Constitution vénézuélienne et les institutions démocratiques. S'il ne les avait pas convoquées, là il aurait put être étiqueté de dictateur craignant une défaite électorale et essayant de rester au pouvoir de manière antidémocratique.

*

Alors, chers occidentaux, dites-moi s’il-vous plaît quel genre d’absurdité proposez-vous pour contester les dernières élections présidentielles? Aucune, bien sûr. Et pire, même si personne dans l'opposition ne conteste les résultats (Maduro 67,8%, Falcón 20,9%, Bertucci 10,8%), apparemment (d'après ce que je lis en ligne) la plupart des occidentaux croient vraiment que c'est ce dont l'opposition se plaint réellement. Faux. Tellement faux. Si douloureusement faux.

 

Les occidentaux, empoisonnés par une ignorance pathétique et insensée, font preuve d'empathie envers l'opposition pour ce qu'elle n'a même pas dit!

 

C'est tristement comique, mais c'est vrai.

*

En outre, contrairement aux croyances occidentales obscurantistes et presque superstitieuses, le Venezuela est beaucoup plus démocratique que la plupart des pays occidentaux. Depuis la Révolution bolivarienne de 1999, plus de 20 élections ont eu lieu. Le parti au pouvoir et ses dirigeants les ont presque toutes gagnées et ont respecté démocratiquement celles qu'ils ont perdues. Un parti qui perd des élections, c’est le genre de chose qui arrive dans une démocratie, n'est-ce pas?

 

Dans le contexte de cette guerre économique criminelle et génocidaire infligée par l'infâme Occident au Venezuela insoumis, une partie considérable de la population de ce dernier a avalé la propagande occidentale du «changement de régime» (comme cela s'est passé dans le Chili D'Allende, dans l’Iran de Mossadegh, dans le Brésil de Goulart ou à Cuba au cours des dernières décennies: les États-Unis, de façon machiavélique et assumée, attaquent l'économie d'un pays pour retourner son peuple contre ses dirigeants) et, pire encore, ils ont élu une coalition d'opposition pour diriger le parlement!

 

Quel genre de «dictature» permet à l'opposition de gouverner le Parlement? Quel genre de «dictateur» n'a pas la bonne idée de tuer et torturer des dizaines de milliers de civils comme Pinochet l'a fait au Chili, ou de bombarder le Parlement comme Eltsine l'a fait à Moscou, ou de commettre un génocide, en tuant des millions de personnes, comme Sukarno l'a fait en Indonésie?

 

Non, l'étrange "dictateur" Maduro n'a rien fait de semblable. De plus, Maduro a pris une décision étonnamment démocratique et a respecté le vote du peuple! Alors, chers moutons occidentaux? Voulez-vous encore parler de Maduro comme d’un «dictateur» ?

*

D’autre part, le 2 décembre 2007, le gouvernement d'Hugo Chavez a été défait dans sa proposition de révision constitutionnelle dans laquelle le peuple Vénézuélien a été invité à décider s'il voulait ou non une limite de deux mandats consécutifs (dans le cas de Allemagne de l’éternelle Mme Merkel, il n'y a pas de limite). À cette époque, les médias occidentaux, fourbes et manipulateurs, accusaient Chavez d'être un dictateur voulant se maintenir au pouvoir. Quelle blague! La proposition de Chavez n'a pas été approuvée mais, évidemment, Chavez et son parti ont respecté la volonté du peuple... et la vie a suivi son cours au Venezuela.

 

Quel incroyable dictateur! Au lieu de garder le pouvoir par la force en imposant le silence au peuple par le biais d’enlèvements, de meurtres et de tortures à la Pinochet, non, ce sale dictateur de Chavez a organisé un référendum! Et sa proposition a été refusée! Et il a accepté les résultats! Bon sang, quel incroyable dictateur!

 

Néanmoins, il est très courant d'entendre les occidentaux dire qu'ils ne savent rien de ce qui se passe et qu'ils sont vraiment perdus! Bien sûr qu'ils le sont, qu’est-ce qu’ils croient?

 

Ils s'infligent à eux-mêmes une censure totale 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 sur tous les faits librement disponibles... et puis ils s’étonnent de ne pas comprendre ce qui se passe au Venezuela?

 

Et puis, pour y remédier, ils s'auto-injectent de la propagande venant des mêmes médias qui mentent constamment sur tout?

 

Confus? Incertain? Sérieusement! Dans ce cas, à mon avis, votre vrai problème se résume à de l’abêtissement désiré et auto-infligé, ainsi qu’à une grave dissonance cognitive. Mais bien sûr, j'ai peut-être tort. Je vous en prie, prouvez-moi que j'ai tort!

*

En plus, le Venezuela est certainement plus démocratique que l'Europe, comme nous pouvons le constater d'après l’observation de certains outils démocratiques qu'ils ont et que nous n'avons pas. Au Venezuela, il est possible de mettre un terme à un gouvernement démocratiquement élu à condition de recueillir suffisamment de signatures.

 

Je parie que vous allez dire que le régime ne démissionnerait pas, même avec toutes les signatures nécessaires rassemblées ! Encore une mauvaise réponse.

 

En 2004, quand Chavez était président et, malgré le fait que de nombreuses signatures recueillies n'étaient pas valides (le même numéro de carte d’identité trouvé 10 fois, signatures de personnes décédées, etc.), le référendum de révocation a continué et... Chavez a encore gagné.

 

Chavez a obtenu un résultat encore plus élevé, montrant que son honnêteté et son respect pour les institutions démocratiques (qu'il a aidé à mettre en place) ont été récompensés par une participation plus forte et plus résolue de ses partisans!

 

Pendant ce temps, aux États-Unis, pour devenir président, il faut être un milliardaire ou faire carrière dans la prostitution... quelle belle "démocratie"!

 

À SUIVRE

(lisez les autres parties ici)

 

Luís Garcia, Bang Sarai, Thaïlande

 

 

Please enable JavaScript to view the comments powered by Disqus.